dimanche, juillet 08, 2007

Slackware 12.0 : la distribution anti-ubuntu !


Ecogeeks vient de publier sur son blog sur tuxmachines.org une revue de la Slackware 12.0, dernière version de la célèbre distribution Slackware. le titre est très approprié et correspond en fait à la réalité.

Slackware est la plus ancienne distribution Linux. Elle date de 1993 et est maintenue par pratiquement un seul homme, Patrick Volkerling.

J'ai approché la Slackware à travers certaines distributions dérivées comme Frugalware, KateOS, Zenwalk, Slax et Alixe (Live-CD développée par mon amie alisou). Ces distributions m'avaient marquées par leur stabilité et leur rapidité. Récemment, à l'occasion de la sortie de la version 5.8 de Vector Linux, distribution canadienne basée sur la Slackware, j'ai lu un article en anglais dont le titre était "Vector linux 5.8 mieux que la Slackware !". J'ai installé la Vector Linux 5.8 et j'ai été comblé par cette distribution : stabilité, look très moderne, rapidité. Mais ce n'est pas une distribution pour débutant ! On peut s'en faire une idée avec la version live-CD. L'installation est à la Slackware : il n'y a pas d'interface graphique. Mais bon quand on a déjà installée une Frugalware ou une KateOS, rien n'est aussi facile ! Le démarrage de la Vector Linux est très rapide. Le bureau est KDE : c'est le KDE le plus rapide que j'ai vu ! Sur la Vector, il y a tous les programmes qu'il faut pour la bureautique, l'internet, le multimédia. Tous les codecs sont là : pas besoin de galérer pour les installer ! on peut d'emblée regarder son film préféré en DVD ! J'ai appris à configurer n'importe quelle carte wifi supportée par ndiswrapper gràce à Vector Linux et son forum.

Juste après cette excellente expérience, la Slackware 12.0 est sortie. J'ai donc été très curieux et je l'ai téléchargée et gravée. Elle inclut GCC 4.1.2, le noyau Linux 2.6.21.5, KDE 3.5.7, Xfce 4.4.1, Xorg 7.3.0, Hal 0.5.9.1, SeaMonkey 1.1.2 (remplaçant la suite Mozilla) et tous les utilitaires habituels. L'installation sur un de mes PC construit par moi-même s'est très bien passée : vingt minutes sans interface graphique ! Au redémarrage, le login se fait en console et en root : un peu déroutant au début mais çà accélère le démarrage. Par la suite, il faut se créer un compte utilisateur pour ne pas toujours être en root (ce qui peut être dangereux !). On tombe sur le bureau KDE et là débute les premières leçons sur Linux : obligé de passer par la console assez souvent soit pour monter le cd-rom, soit pour configurer. mais ainsi on apprend, plus vite que sur une Ubuntu ! J'ai réussi à surfer : le réseau était en éthernet et il n'y a pas eu besoin de configuration, tout s'est fait automatiquement. J'en suis resté là prêt à la retoucher dès que je pourrais car je pense qu'il faudra du temps pour l'amadouer !

Revenons à la revue de ecogeeks et au titre de son article. Ubuntu est une distribution qui "se dit faite" pour les débutants : tout pratiquement se passe avec une interface graphique de l'installation à la configuration du wifi en passant par celle de X.Org ! Très facile à utiliser ! Ubuntu n'est pas la seule : il y a aussi PCLinuxOS ou SimplyMEPIS (que je connais bien) ! A côté de ces distributions "user friendly", la Slackware peut déconcerter un debutant. Mais, je pense, que c'est la distribution pour apprendre Linux ! En l'utilisant, on ne peut pas faire autrement qu'apprendre à utiliser la console ou à configurer son système. C'est sûr, çà change par rapport à Ubuntu !

Dans sa revue, Ecogeeks insiste sur l'installation et sur la gestion des paquets. En fait, la philosophie de Slackware est de n'inclure que des applications stables et de n'utiliser aucune interface graphique de configuration spécifique à cette distribution. Le système de paquetages logiciels est composé simplement d'archives tarballs sans gestion des dépendances. Il existe environ 800 paquetages disponibles. Pour la gestion des paquetages, trois outils sont présents : installpkg, removepkg et upgradepkg. La résolution des dépendances est laissée à l'utilisateur : on ne peut pas faire plus simple ! Cependant, il existe des outils pour aider dans la gestion des paquetages : slapt-get et GSlapt (qui comporte une interface graphique).

En conclusion, pour l'auteur, Slackware n'est pas faite pour l'utilisateur qui veut tout tout de suite, tout configurer sans rien avoir à faire. Par contre, Slackware est faite pour ceux qui veulent apprendre et comprendre ce qu'il font : donc pour l'utilisateur confirmé qui veut voir d'autres horizons ou le débutant motivé qui veut apprendre Linux !

Je suis tout à fait en accord avec cette conclusion : je suis un utilisateur confirmé de Linux qui veut approfondir mes connaissance. Slackware est la distribution qu'il me faut pour peut-être devenir ma préférée !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'apporte mon temoignage perso.

J'ai commencé sous RedHat 6.2, puis Mandrake 7.1 et 7.2. Je n'ai strictement rien appris. C'est lorsque, désésperé, je suis passé a SlackWare que tout un monde, celui de la ligne de commande, s'est ouvert à moi. Maintenant je fais mon Linux moi meme (LFS), mais toujours avec une pensée pour mon prof : SlackWare.

Gary.

yuk a dit…

Salut,
sympa ton blog, beaucoup de choses me parlent dans ton article.
J'ai fais pas mal de tests (comme beaucoups) avant de tomber sur la Slack, et je pense que c'est elle qui m'en as le plus appris, avec Gentoo et son forum.

@+